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Une collection d'estampes anciennes XVe-XXe siècles

La Sibylle tiburtine et l’empereur Auguste

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Artiste: Antonio da Trento (Trente 1508 – 1550 Fontainebleau), d’après Parmigianino (1503-1540)
Date: c. 1527-1530
Technique: bois en clair-obscur
Dimensions: 35 x 26,5 cm

Catalogue raisonné: Bartsch XII.90.7; Katahakate 31, i/iii

Très belle impression de cette gravure sur bois à deux blocs (noir et bleu), plusieurs déchirures restaurées, coupée à l’extérieur du trait carré.

Il s’agit du premier état sur trois, avant l’ajout de travaux sur la joue du serviteur immédiatement derrière l’empereur (ces traits seront supprimés dans le troisième état, mais les bois seront également plus usés).

Il est à remarquer que le tirage s’est mal passé dans la mesure où les deux blocs n’ont pas été suffisamment ajustés: il existe un décalage d’environ 5 mm entre le bloc principal et le bloc tonal (imprimé trop à droite, ce qui rend invisible par exemple le volume de l’index de la sibylle). L’encre bleu clair est effacée sauf en quelques endroit (principalement au bas du motif et sur la base de la colonne). La planche est donc arrivée jusqu’à nous malgré son visible défaut dû à une erreur de manipulation des blocs de bois. Cette longévité montre l’importance de la planche – A. Bartsch souligne qu’il s’agit de l’une des gravures dont parle Vasari. Le défaut n’aura pas suffi à la faire disparaitre des collections depuis la date de son impression, vraisemblablement autour de 1530 à Bologne.

In his two-block chiaroscuro woodcut, Antonio da Trento admirably transmits the calligraphic tendencies of Parmigianino’s drawing. The print demonstrates the attenuated elegance of the gracefully choreographed figures, rendered with long, confident strokes. (…) A 1558 record in Alessandro Vittoria’s diary, which describes a Parmigianino drawing of Augustus with a sibyl on a small pear panel, presumably a woodblock, might also be associated with the print. This report has been taken as evidence that Parmigianino drew directly onto the pearwood block for his chiaroscuro blockcutter. The description, however, does not indicate a drawing that has been cut into the block, raising the question of whether Parmigianino intended to issue an additional version of this composition, which was never realized.

Naoko Takahatake, dans The Chiaroscuro Woodcut in Renaissance Italy, Los Angeles County Museum of Art, New York, Londres, Munich, Delmonico Books-Prestel, 2018, p. 112.